Axe 2 : Protéger et valoriser le patrimoine naturel et culturel

Budget

Le budget de l’axe s’élève à 17 millions d’euros de fonds FEDER et 15,5 millions de francs suisses.

Objectifs recherchés

L’attractivité du territoire est conditionnée par la qualité de son patrimoine naturel et culturel.Cette qualité est par ailleurs source de valorisation économique et d’emplois au travers du tourisme et de la production culturelle. Le patrimoine de la zone de coopération est riche et sensible. La stratégie du programme vise à s’appuyer sur cette richesse et à la préserver, au travers de 3 objectifs :

  • valoriser le patrimoine pour renforcer l’attractivité de l’espace de coopération et les retombées économiques;
  • protéger l’environnement et développer la gestion intégrée ;
  • structurer les démarches d’aménagement durable.

Objectif spécifique 3 : Exploiter plus efficacement les opportunités touristiques et culturelles liées au patrimoine

Le territoire de coopération possède un patrimoine naturel (eau, flore, faune) et plusieurs types de paysages caractéristiques remarquables : ces ressources du patrimoine naturel et paysager sont des leviers de développement économique et d’aménagement du territoire par la valorisation et la promotion touristique.

Pour ce faire, 3 objectifs principaux sont visés :

  • Accompagnement des pôles touristiques dans la diversification de leur offre en soutenant la création, le développement, la promotion et la commercialisation de produits touristiques composites valorisant la complémentarité entre les sites, les activités, les richesses patrimoniales et l’offre culturelle (produits agritouristiques ou sylvotouristiques, découverte des patrimoines à travers les activités de loisirs, de plein air, tourisme industriel et scientifique…) ;
  • Fonctionnement en réseau et  mutualisation des équipements et des personnes afin de développer des projets ;
  • Soutien à la création, au développement, à la promotion et à la commercialisation de produits liés aux richesses du patrimoine culturel commun, en lien avec le renforcement de l’attractivité touristique.
  • Création et développement de nouveaux produits touristiques liés au patrimoine. Analyse de la faisabilité et des marchés pour développer de nouveaux produits touristiques débouchant sur une mise en œuvre opérationnelle (inventaires, diagnostics, animation…) ;
  • Opérations pilotes et reproductibles de tourisme durable;
  • Actions communes d’animation, de promotion et de communication en lien avec le tourisme et les produits du terroir;
  • Services TIC (applications pour matériels mobiles, multilinguisme, applications destinées aux handicaps, découverte via images de lieux inaccessibles, d’intérieurs de bâtiments…);
  • Aménagement de sites touristiques naturels pour développer le tourisme et préserver les sites ou de nouveaux sites patrimoniaux (patrimoine industriel, patrimoine XXe, découvertes archéologiques, sites à forte vocation mémorielle);
  • Systèmes d’information/stratégie de communication transfrontaliers sur l’offre culturelle, démarches de programmation concertée et de promotion commune dans l’objectif d’élargir les publics, services TIC, mise en place de circuits de diffusion transfrontaliers;
  • Échanges/mise en réseau des acteurs : ateliers et échanges de bonnes pratiques (diffusion, élargissement des publics, accompagnement des artistes émergents,…);
  • Productions conjointes : productions culturelles comprises comme création commune apportant des retombées économiques sur le territoire…;
  • Promotion, sensibilisation et éducation aux patrimoines culturels matériel et immatériel (expositions diffusées sur les deux territoires ou actions culturelles visant à faire connaître ce patrimoine : visites guidées, ateliers,…);
  • Mutualisation et investissement dans du matériel et des petits travaux d’aménagement dans le cadre de projets culturels partagés.

 France :

  • Groupement d’employeurs, coopérative d’activité et d’emploi ;
  • Entreprises, fondations ;
  • Collectivités territoriales, PNR / Pays / Territoires de projets/ EPCI ;
  • Chambres consulaires ;
  • Établissements publics : Établissements Publics de Coopération Culturelle (EPCC), Établissements publics d’enseignement supérieurs ;
  • Associations ;
  • Organismes et acteurs touristiques ;
  • Comité Régional du Tourisme, Comité Départemental du Tourisme ;
  • Organismes et acteurs culturels, (industries culturelles et créatrices (ICC), EPCC, SARL pour les CDN…) ;
  • Sociétés de production ;
  • Régies autonomes personnalisées (FRAC).

 Suisse :

  • Associations et fondations ;
  • Office de tourisme, collectivités et établissements publics ;
  • Réseaux de sites touristiques, association de promotion, prestataires de services, acteurs du tourisme ;

 France : taux de cofinancement maximal de 65 %

 Suisse : taux de cofinancement maximal de 50 %

Objectif spécifique 4 : Préserver et restaurer les écosystèmes fragilisés de l’espace transfrontalier

Le patrimoine naturel de la zone de coopération est riche, mais menacé dans certaines zones et fortement intégré de part et d’autre de la frontière. Cette configuration demande aux acteurs d’intervenir conjointement afin de préserver les espèces et les milieux en créant un système de valeur ajoutée assurant un développement économique durable.
Cet objectif sera rempli grâce à trois types d’action complémentaires :

  • Les actions en faveur des écosystèmes demandent à être ciblées selon les défis propres à chaque territoire. La mise en valeur de nouveaux savoirs, la mutualisation d’outils méthodologiques innovants et le transfert de connaissances entre les acteurs impliqués seront soutenus ;
  • Certains territoires ou populations sont encore peu sensibilisés aux impacts des actions anthropiques sur les différents types de patrimoines du territoire. Il s’avère donc nécessaire de mener des actions de sensibilisation et d’accompagnement du public et des décideurs publics à la préservation à long terme des écosystèmes. Ces actions doivent permettre de déclencher des impulsions durables permettant de développer des synergies et de contribuer ainsi à la croissance régionale ;
  • Un meilleur niveau de protection et de conservation des espèces et des milieux devra être atteint par le biais d’actions concrètes et de gestions concertées permettant de valoriser le potentiel de valeur ajoutée des territoires.
  • Mieux connaître le patrimoine environnemental commun pour sa préservation : acquisition de connaissance sur les écosystèmes en vue de leur préservation, répertoire, échange et acquisition d’informations, réalisation d’évaluations et de diagnostics environnementaux et mutualisation des bases et systèmes de connaissances existants et leur diffusion;
  • Sensibilisation et éducation à l’environnement et au développement durable : actions d’éducation à l’environnement pour le grand public et les acteurs socio-économiques, et petits équipements associés;
  • Préservation et restauration des milieux naturels remarquables : élaboration de démarches de gestion concertée dans les domaines de la gestion équilibrée de l’eau et des milieux aquatiques, des milieux naturels, des espèces et des paysages, préservation et restauration d’espèces et de milieux, consolidation du réseau écologique (études, travaux et petits équipements). Lutte contre les espèces exotiques envahissantes, diffusion des résultats et échanges de bonnes pratiques, préservation et mise en valeur des paysages remarquables.

 France :

  • Collectivités territoriales et leurs groupements, GEC, GECT, GLCT
  • Etat
  • Associations
  • Établissements publics, établissements fonciers
  • Organismes privés : agences d’urbanisme…
  • Syndicats mixtes

 Suisse :

  • Collectivités et établissements publics
  • Organismes publics et privés
  • Associations et fondations

 France : taux de cofinancement maximal de 65 %

 Suisse : taux de cofinancement maximal de 50 %

Objectif spécifique 5 : Structurer des démarches intégrées d’aménagement du territoire favorisant l’économie d’espace et la qualité de l’air

Les enjeux de développement durable doivent être intégrés dès la conception des projets d’aménagement du territoire par les décideurs publics et privés afin de créer les conditions favorables à l’amélioration et la revitalisation de l’environnement.
L’objectif est ici d’impliquer en premier lieu les collectivités locales pour coordonner l’aménagement de l’espace afin que le modèle de développement de la zone de coopération soit plus durable. Il s’agit d’appuyer la mise en oeuvre de démarches concertées d’aménagement du territoire durables comme moteur de développement régional. L’enjeu est de soutenir un aménagement équilibré et harmonieux du territoire, tout en promouvant la complémentarité entre urbain et rural. Les projets pourront, par exemple, avoir un effet d’entraînement sur l’accès aux services pour les usagers, en lien avec les actions soutenues dans l’axe 4 « Emploi et mobilité de la main d’oeuvre ».
Les phénomènes de pollution de l’air sont assez localisés sur la zone de coopération ; pour autant, lorsqu’ils existent, ces phénomènes impactent les deux côtés de la frontière. Les outils de mesure de la qualité de l’air existants devraient permettre de mieux appréhender les phénomènes de pollution afin de les prévenir, notamment en agissant sur les sources de pollution. Le travail de mise en commun des données mesurées est donc un préalable à la mise en place de mesures concrètes visant à réduire les pollutions. Ces démarches concertées viseront notamment à réduire les pollutions atmosphériques.

  • Aménagement du territoire pour limiter l’étalement urbain
Echange d’expérience et mise en réseau des acteurs sur la consommation d’espace (ex : observatoire, centre de ressources, cellule d’aide à la planification, programme de formation en management de projets de quartier à destination des professionnels et des élus, …);
Élaboration de stratégie locale d’aménagement du territoire visant notamment à limiter l’étalement urbain et la consommation foncière.
  • Démarches concertées pour diminuer la pollution de l’air :

Mise en réseau des organismes et des outils de suivi de la qualité de l’air. Harmonisation et amélioration des outils de suivi et d’évaluation de la qualité de l’air (ex : observatoire, stations de référence, techniques de modélisation, centre de ressources…)
Actions concertées de réduction des pollutions atmosphériques (ex: campagnes concertées de communication et d’incitation sur le terrain à cesser le brûlage des déchets verts, développement et promotion de solutions alternatives (filières de valorisation, …) ; régulation harmonisée de la circulation routière, développement des modes de déplacements non polluants…

 France :

  • Collectivités territoriales et leurs groupements, GEC, GECT, GLCT
  • État
  • Associations
  • Établissement publics, établissements fonciers
  • Organismes privés : agences d’urbanisme…
  • Syndicats mixtes

 Suisse :

  • Collectivités et établissements publics
  • Organismes publics et privés
  • Associations et fondations

 France : taux de cofinancement maximal de 65 %

 Suisse : taux de cofinancement maximal de 50 %

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